Le Mois du doc à la BU Schoelcher

Trois films au programme...

La 20 ème édition du Mois du film documentaire se tient, en Martinique comme partout dans le monde, du 2 au 30 novembre.

Créée à l’initiative de l’association Images en bibliothèques, avec le soutien notamment du ministère de la Culture, cette manifestation annuelle a pour but de promouvoir et d’illustrer le film documentaire- ou cinéma du réel -dans toute sa diversité. Partenaire du dispositif, la BU du campus de Schoelcher met cette année à l'honneur trois -ou plutôt quatre- regards de femmes et trois pays différents - La France, La République dominicaine, Haïti - autour de thématiques de société. Nous vous invitons donc à découvrir : 

 

Steve a 25 ans, la dégaine d’un « loulou des quartiers » ceux-là même qui alimentent les faits-divers sur la violence des banlieues. Il faut dire que « petite racaille », il l’était encore il y a quelques mois. Avec ses potes, compagnons d’infortunes, il « tenait les barres » de sa cage d’escalier, rêvant d’une vie meilleure entre les vapeurs des joints qu’ils se partageaient entre amis. En septembre 2008, il décide subitement de changer de vie. À l’insu de ses copains du quartier, il entame une formation d’acteur au cours Simon, une école de théâtre parmi les plus prestigieuses en France.

 

  • Mercredi 20 novembre, 16h45 : Nana (Tatiana Fernández Geara, 2015)  

Leidy, Fina et Clara laissent leurs enfants dans des villes éloignées pour qu'ils soient élevés par des parents pendant qu'ils s'occupent de l'enfant d'un autre. Ce documentaire, qui fait le va-et-vient entre les scénarios urbains et ruraux, approfondit les conflits auxquels sont confrontées les nounous qui vivent en milieu rural. Dans une chaîne amoureuse, où les figures maternelles sont substituées et dupliquées, les liens se tissent entre les enfants et leurs nounous, et entre les enfants des nounous et les grands-mères ou les tantes qui s'en occupent. Existe-t-il une seule façon de définir l'amour maternel ? Ce film est diffusé avec la collaboration de l'Association Espejo, représentante de la Muestra Itinérante de Cine del Caribe.

 

Ce documentaire relate le parcours d’homosexuels et travestis au sein du vodou. Dans un pays où l’évocation de l’homosexualité est encore taboue, le vodou devient un espace libérateur, dans lequel chacun, quelle que soit son orientation sexuelle, peut trouver protection et réconfort. Grâce à des personnages sensibles et attachants. Le spectateur progresse peu à peu dans un monde spirituel complexe et fascinant. La projection sera suivie d'un échange avec Dimitri Béchaq, anthropologue, chercheur au LC2S (CRNS/UA), spécialiste de la société haïtienne.

 

Entrée libre et gratuite, venez nombreux !

 

Sur le sujet...

 

OpenEdition - revues en SHS (libre accès)

La Part de fiction dans les images documentaires. Conserveries mémorielles, n°6, 2009.

Ce numéro s'intéresse aux images reconnues comme documentaires (films et photographies) alors même que ces images d'enregistrement sont une interprétation du réel, c'est du côté du récit construit qu'est analysée ici leur médiatisation du réel. Les contraintes techniques, l'exercice d'une subjectivité (du « créateur ») ou encore le contexte (historique, économique, politique, culturel, etc.) sont autant d'éléments qui jouent, en effet, sur la mise en images du réel.

Le cinéma documentaire dans les bibliothèques publiques : un premier bilan. Catherine Blangonnet. Bulletin des bibliothèques de France, n°1, 2005

Il semble que les responsables de fonds documentaires, et ceux parmi les directeurs d’établissement qui ont une connaissance de ce cinéma, soient conscients que, malgré tous les obstacles, l’accès à ces œuvres est un enjeu culturel et social majeur. Pour le réalisateur américain Frederick Wiseman : « Les documentaires, comme les pièces de théâtre, les romans, les poèmes, sont des formes de fiction dont l’utilité sociale n’est pas mesurable. » Les documentaires de création sont des films « d’auteur » : en apportant un point de vue subjectif sur le monde, ils permettent bien plus à leurs spectateurs de former leur jugement et d’exercer leur regard critique que des documents qui se présentent comme « objectifs ».

 

France culture

Rencontres et entretiens avec la réalisatrice Alice Diop à l’occasion de diverses émissions réalisées en 2010, 2011, 2016.

 

Altersexualité.

Compte rendu critique et pédagogique de Des hommes et des Dieux.  août 2007. Cet excellent documentaire ne porte pas sur les homosexuels, ou sur les travestis, ou sur les transgenre, ou sur les noirs, ou sur le vodou. C’est un documentaire sur Haïti, et les gens qu’on y montre ont des personnalités assez fortes — et des « tronches » — pour nourrir une fiction. Il paraît d’ailleurs que le film a été fort bien accueilli à Haïti. Ils sont tellement « différents » par leur comportement, leur aspect physique, leur langue, leur sexualité, leur religion, leur misère et leur volonté de survivre, que cela les rend étrangement proches de nous.

 

El Périodico.

Tatiana Fernández habla sobre documental, Nana, mars 2016. El documental, contrario a la subvaloración de que es objeto de ordinario al considerársele “un género menor” en el cine, no ha sido muy estimulante para las piezas  de este tipo que se exponen en cartelera junto a las de ficción. No se trata del “hermano mayor” del reportaje de televisión, sino cine, con tanta o más exigencia para su realización que los proyectos del cine basado en la imaginación.